La crise au sein de laFédération Congolaise de Footballa atteint un niveau inédit. Son président,Jean-Guy Blaise Mayolas, a été condamné mardi 10 mars 2026 à la réclusion criminelle à perpétuité par la justice duRépublique du Congo. Ceci,dans une vaste affaire de corruption liée à la gestion des finances de l’instance.

À l’issue d’un procès très suivi, le dirigeant de la FECOFOOT a été reconnu coupable de blanchiment d’argent, de détournement de fonds et de faux en écriture. Absent lors de l’audience, il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité. La même peine a également été prononcée contre son épouse et son fils.

Selon les éléments du dossier, il lui est notamment reproché d’avoir détourné près de 1,3 million de dollars issus de fonds de laFIFAdestinés au développement du football.

Dans cette affaire, d’autres responsables de la fédération ont également été condamnés. Le secrétaire généralBadji Mombo Wanteteet le trésorierRaoul Kandaont chacun écopé de cinq ans de prison.

Ces décisions judiciaires viennent clore huit mois d’enquête au cours desquels les autorités affirment avoir mis au jour un système de gestion frauduleux au cœur même de la FECOFOOT.

Le mandat de Jean-Guy Blaise Mayolas avait déjà été marqué par de fortes tensions. Son conflit ouvert avec le ministre des SportsHugues Ngouelondéléavait notamment contribué à paralyser le fonctionnement du football national ces dernières années.

Ces tensions institutionnelles ont lourdement pesé sur le développement du football congolais et sur les résultats des équipes nationales. L’équipe A du Congo occupe actuellement la 134e place au classement de laFIFAet peine à retrouver un rôle compétitif sur la scène africaine.

L’an dernier, Jean-Guy Blaise Mayolas s’était déjà retrouvé au centre d’une polémique après une déclaration devenue virale. Il avait affirmé que le football n’était « qu’un jeu qu’il ne fallait pas trop prendre au sérieux, un peu comme le jeu de dames », appelant ses compatriotes déçus par les résultats de la sélection à ne « pas être trop passionnés par le football ».

Jeu ou pas, l’affaire judiciaire qui vient de se conclure rappelle que les dérives dans la gestion du football peuvent avoir de lourdes conséquences.

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