Deux éditions du Mondial féminin attendent encore leurs pays d’accueil. Le processus de désignation entre dans sa dernière phase.
La date est désormais connue. Le lundi 23 novembre 2026, la FIFA organisera un congrès extraordinaire en visioconférence. Les 211 associations membres de l’instance seront réunies pour désigner les pays organisateurs des éditions 2031 et 2035 de la Coupe du monde féminine.
Ce rendez-vous s’inscrit dans un processus engagé depuis 2025. Initialement, la désignation des hôtes était prévue lors du congrès ordinaire de la FIFA, le 30 avril 2026 à Vancouver. Le Conseil de l’instance a finalement annoncé, en mars dernier, la tenue d’un congrès extraordinaire consacré à la présentation des candidatures et au choix des organisateurs.
Quatre pays pour 2031, quatre nations pour 2035
Deux candidatures conjointes ont été officiellement déposées. Pour l’édition 2031, les États-Unis, le Mexique, le Costa Rica et la Jamaïque ont uni leurs forces autour d’un projet commun. Cette candidature entend étendre la compétition à l’Amérique du Nord, à l’Amérique centrale et aux Caraïbes.
Pour 2035, le projet rassemble les quatre fédérations britanniques : l’Angleterre, l’Écosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord. Le Royaume-Uni porte ainsi une candidature commune, soutenue par ses différentes autorités publiques.
À ce stade, la FIFA a reçu une candidature conjointe pour chaque édition. Il ne s’agit donc pas d’un duel entre plusieurs dossiers concurrents pour une même compétition. Les associations membres devront toutefois procéder à la désignation officielle lors du congrès.
Un Mondial féminin bientôt élargi à 48 équipes
Au-delà du choix des pays hôtes, ces deux éditions auront une importance particulière pour le football féminin. À partir de 2031, la Coupe du monde passera de 32 à 48 sélections. Le nouveau format prévoit 12 groupes et 104 rencontres, contre 64 actuellement. La durée de la compétition sera également prolongée d’une semaine.
Cette évolution impose des exigences importantes en matière d’infrastructures et d’organisation. Le projet de 2031 prévoit notamment 20 sites principaux, dont 14 aux États-Unis, quatre au Mexique et des enceintes nationales en Jamaïque et au Costa Rica. Pour 2035, le dossier britannique propose 22 stades répartis dans 16 villes.
La FIFA devra notamment tenir compte des infrastructures, des services, des aspects commerciaux, du développement durable et des droits humains dans l’évaluation des projets. Le congrès du 23 novembre constituera donc une étape décisive pour l’avenir de ces deux éditions et pour la prochaine phase d’expansion du football féminin mondial.




