La polémique autour de lafinalede la Coupe d’Afriquedes nations entre leMarocet le Sénégal prend une nouvelle dimension. De récentes révélations viennent éclairer les circonstances troubles qui ont marqué cette rencontre disputée à Rabat.

Selon des informations publiées par LeMonde, cinq rapports officiels détaillent une séquence particulièrement tendue, marquée notamment par une interruption de douze minutes qui aurait pesé lourd dans le déroulement du match.

Le coordonnateur général de lafinale, le Tunisien Khaled Lemkecher, évoque dans son rapport une situation chaotique. Il décrit des joueurs sénégalais ayant “abandonné le match” pour regagner les vestiaires, laissant Sadio Mané seul sur la pelouse afin de maintenir une apparence de continuité.

Plus inquiétant encore, le rapport de sécurité fait état de violences impliquant des supporters, mais aussi de soupçons d’influence exercée sur le corps arbitral. L’objectif présumé : éviter des sanctions disciplinaires, notamment descartonsrouges qui auraient pu être infligés à certains joueurs sénégalais.

Ces éléments, consignés par des officiels présentés comme neutres – issus notamment d’Égypte, de Tunisie et de la République démocratique du Congo – renforcent la gravité des accusations.

Dans ce contexte, la démarche juridique engagée par la fédération marocaine apparaît comme une tentative de faire toute la lumière sur cette affaire. Au-delà du résultat sportif, c’est la crédibilité des instances et l’application des règlements qui sont désormais au cœur des débats.

Alors que le dossier pourrait connaître de nouveaux développements dans les semaines à venir, cette affaire illustre une fois de plus les tensions persistantes autour de la gouvernance du football africain, entre enjeux sportifs, politiques et institutionnels.

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