La Fédération béninoise de cyclisme (FBC) a lancé, ce vendredi 6 novembre 2026 à Porto-Novo, une formation destinée aux entraîneurs de niveaux I et II. Conduite par Jean Jacques Henry, directeur de la formation et de l’éducation à l’Union cycliste internationale (UCI), cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de développement du cyclisme au Bénin. La session prendra fin le 15 novembre avec une deuxième phase consacrée à l’administration des fédérations cyclistes, à laquelle prendra part Rose Etoundi pendant 72 heures.
Un programme pour former des experts béninois
À l’ouverture de la formation, Jean Jacques Henry est revenu sur les raisons de sa présence au Bénin et sur les différentes actions engagées par l’UCI pour accompagner le développement du cyclisme dans le pays. Il a notamment salué l’implication du président de la FBC, Romuald Hazoumè, dont l’initiative a contribué à la création d'un nouveau cours consacré à la formation des cadres administratifs des fédérations cyclistes.
Dans ses explications, l’expert a rappelé que l’UCI dispose d’un programme de solidarité destiné à soutenir le développement du cyclisme à travers le monde, notamment grâce à des bourses de formation proposées par le Centre mondial du cyclisme. Ce dispositif, déployé depuis près d’un an, repose sur un accompagnement adapté au niveau de développement de chaque pays.
Le Bénin a déjà franchi une première étape avec la formation de Salami Avocetien en Suisse, où il a obtenu le niveau III. Cette qualification lui permet désormais de former des entraîneurs de niveau I dans son pays. Pour cette nouvelle session, il accompagne Jean Jacques Henry dans la transmission des connaissances aux participants des niveaux I et II.
L’objectif est de lui permettre, à terme, d’assurer lui-même les formations de niveau I, puis d'accéder à une expertise supérieure grâce au CAS en cyclisme organisé à l’Université de Lausanne. Il pourrait ainsi devenir formateur de niveau II au Bénin et, éventuellement, intervenir dans les pays voisins.
La formation des mécaniciens également au programme
Le renforcement des compétences ne concerne pas uniquement les entraîneurs. L’UCI prévoit également de développer l’expertise locale dans le domaine de la mécanique cycliste.
Un mécanicien béninois devait initialement rejoindre le Centre mondial du cyclisme comme stagiaire pour suivre une formation. Des contraintes administratives ont toutefois reporté sa participation à l’année prochaine, entre avril et mai 2027.
À l’issue de ce parcours, il pourra être habilité à dispenser des formations de niveau I au Bénin. L’ambition est de confier progressivement la formation des mécaniciens à un expert national, avec l’accompagnement de l’UCI lors de ses premières interventions.
Du matériel de haut niveau pour viser les grandes compétitions
L’accompagnement de l’UCI comprend également un volet matériel. Jean Jacques Henry a annoncé avoir apporté quatre vélos de très haut niveau pour renforcer les capacités de préparation des cyclistes béninois.
Ces équipements doivent notamment contribuer à préparer les championnats d’Afrique sur piste et à accompagner les ambitions de qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 et de Brisbane 2032. Pour l’expert, disposer de matériel adapté constitue une condition essentielle pour permettre aux athlètes béninois de rivaliser dans les compétitions de haut niveau.
Une nouvelle formation dédiée à l’administration des fédérations
La dernière étape de ce programme concerne la formation des responsables administratifs des fédérations cyclistes. Prévue à partir du 15 novembre, cette session constitue une nouveauté dans le dispositif de formation de l’UCI.
Selon Jean Jacques Henry, ce cours a été conçu à la demande du président de la FBC, Romuald Hazoumè. L'initiative a même contribué à faire évoluer l'offre de formation de l'instance internationale, qui entend désormais proposer ce programme à l'échelle mondiale.
Rose Etoundi rejoindra l’expert de l’UCI pour conduire ce volet pendant 72 heures. Jean Jacques Henry s’est réjoui de cette collaboration et a également salué le rôle du Comité national olympique et sportif béninois dans la concrétisation de cette initiative.
À travers ces différentes actions, la Fédération béninoise de cyclisme et l’UCI entendent renforcer durablement les compétences locales, améliorer l’encadrement technique et administratif et donner davantage de moyens au cyclisme béninois pour progresser sur la scène internationale.




